Yomoni Mars 1
Ce que nous apprécions :
- Le versement des gains même en cas de baisse modérée à l'échéance : L'intégralité des coupons (100 % de gain) est versée si l'indice est simplement au-dessus de la barrière de -50 % à l'échéance.
- La barrière de protection profonde (-50 %) : Le capital est protégé tant que l'indice ne perd pas plus de la moitié de sa valeur à l'échéance des 10 ans.
- La fréquence semestrielle de remboursement : Dès la fin de la première année, le produit offre deux occasions par an d'être remboursé par anticipation (si l'indice est stable ou positif).
Ce que nous n'apprécions pas :
- Le décrément en points fixes (50 points) : Ce prélèvement est supérieur au rendement naturel des actions, créant un léger handicap structurel (environ 0,4 % de pénalité par an au lancement). De plus, ce poids s'alourdit en pourcentage si le marché baisse.
- La concentration sectorielle forte : Le sous-jacent ne comporte que 10 actions (Airbus, Boeing, Safran, etc.). Les difficultés industrielles d'un seul acteur pèsent lourdement sur l'indice global (10 % par titre).
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Yomoni Mars 1 affiche un objectif de rendement élevé de 10,00 % par année écoulée. Ce gain est conditionné à la performance d'un panier restreint d'actions du secteur aérospatial et défense.
Le mécanisme de perception du gain : Le rendement n'est pas versé chaque année. Il est capitalisé et payé en une seule fois à la sortie du produit (par anticipation ou à l'échéance).
Le scénario favorable (Sortie anticipée) : Si, lors d'une constatation semestrielle (dès la fin de la première année), l'indice est stable ou en hausse par rapport à son niveau initial, le produit s'arrête. L'investisseur récupère son capital + 5 % par semestre écoulé. Par exemple, un rappel au bout de 3 ans génère un gain de 30 %.
Le scénario médian (Sortie à l'échéance - Point fort du produit) : Si le marché stagne ou baisse modérément pendant 10 ans sans jamais déclencher le rappel anticipé, la situation à l'échéance est particulièrement favorable. Tant que l'indice termine au-dessus du seuil de -50 % (par exemple, une baisse finale de -40 %), l'investisseur reçoit son capital plus l'intégralité des gains cumulés, soit 100 % de performance (10 % x 10 ans).
Le scénario défavorable (Perte en capital) : Si, à l'issue des 10 ans, l'indice a chuté de plus de 50 % (ex : -55 %), la protection disparaît. L'investisseur subit la perte de l'indice de plein fouet (perte de 55 % du capital) et ne perçoit aucun gain.
L'avis de l'Observatoire : Le couple rendement/risque est attractif grâce à la clause de paiement des coupons à l'échéance même en cas de baisse (jusqu'à -50 %). Cela transforme un pari "directionnel" en un pari de "non-effondrement" du secteur Aérospatial/Défense sur 10 ans.
Nom de l'indice sous-jacent :
iEdge Aerospace & Defense Transatlantic 10 EW Decrement 50 Points GTR
Le produit repose sur l'indice iEdge Aerospace & Defense Transatlantic 10 EW Decrement 50 Points GTR. Il s'agit d'un panier équipondéré de 10 géants industriels européens et américains (Airbus, Boeing, Safran, Thales, Rheinmetall, etc.).
Pourquoi ce secteur maintenant ? Investir sur ce thème en 2026 repose sur un cycle porteur, qualifié de "nouvel équilibre instable" géopolitique.
• Demande structurelle forte : Les budgets de défense sont en hausse marquée (objectif 2 % du PIB pour l'OTAN, voire plus), portés par les tensions en Europe et au Moyen-Orient,. Les carnets de commandes des avionneurs civils et militaires sont pleins pour plusieurs années
• Contraintes d'offre : Le secteur fait face à des défis de "ramp-up" (montée en cadence) industrielle. Les chaînes d'approvisionnement restent tendues et les délais de livraison s'allongent. Cela donne un pouvoir de prix (pricing power) aux acteurs majeurs qui composent l'indice.
L'avis de l'Observatoire : C'est un pari sur la résilience des "champions" transatlantiques de la défense. Le produit ne demande pas au secteur de monter, mais simplement de ne pas s'effondrer de moitié sur 10 ans. Compte tenu de la visibilité des carnets de commandes étatiques et civils, ce scénario semble crédible, malgré les risques d'exécution industrielle.
Plus de détail sur le sous-jacent :
Les facteurs de risque spécifiques :
• Concentration et risque industriel : Avec seulement 10 valeurs, l'indice est très sensible aux déboires d'un seul acteur. Par exemple, les difficultés de production ou de qualité d'un Boeing ou d'un Airbus impactent directement 10 % de l'indice.
• Le mécanisme de Décrément : L'indice prélève 50 points fixes par an. Avec des dividendes historiques autour de 46 points, ce prélèvement est légèrement supérieur à la richesse distribuée par les entreprises. Cela crée un vent de face structurel : l'indice part avec un handicap d'environ 0,4 % à 0,8 % par an par rapport à un investissement direct, ce qui durcit l'objectif de maintien au-dessus des seuils.
Phase 1 : Souscription (Jusqu'au 30 avril 2026)
L'investisseur souscrit via un contrat d'assurance-vie, de capitalisation ou un compte-titres. Le niveau initial de l'indice est relevé le 30 avril 2026.
Phase 2 : Années 1 à 9 — Constatation semestrielle
Tous les 6 mois, à partir du 12ème mois (avril 2027), on observe le niveau de l'indice iEdge Aerospace & Defense.
- Indice ≥ 100 % du niveau initial : Remboursement anticipé automatique. L'investisseur reçoit 100 % du capital + 5 % par semestre écoulé (soit 10 % par an).
- Indice < 100 % : Le produit continue.
Phase 3 : Année 10 — Échéance finale (30 avril 2036)
Si le produit n'a pas été rappelé auparavant, on observe le niveau final :
- Indice ≥ 50 % du niveau initial : L'investisseur reçoit le Capital + un gain de 100 % (soit 10 % par an x 10 ans). C'est le cas même si l'indice a perdu 40 % de sa valeur.
- Indice < 50 % du niveau initial : Perte en capital à hauteur de la baisse de l'indice (ex : indice à -60 % = capital remboursé à 40 %).

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Questions Fréquentes sur les produits structurés
Nos réponses à vos questions les plus fréquentes sur les produits structurés.
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Comment est mesurée l'échelle de risque (SRRI) ? Qui la définit ?
L'échelle de risque SRRI (Synthetic Risk and Reward Indicator) est mesurée en évaluant la volatilité historique d'un fonds d'investissement, généralement sur une période de cinq ans. Le SRRI classe les fonds sur une échelle de 1 à 7, où 1 indique un risque plus faible et un rendement potentiellement plus faible, et 7 indique un risque plus élevé avec un rendement potentiellement plus élevé. Cette échelle est définie et réglementée par l'Union européenne dans le cadre de la directive UCITS (Undertakings for Collective Investment in Transferable Securities), visant à fournir une indication standardisée et facilement compréhensible du niveau de risque associé à chaque fonds d'investissement pour aider les investisseurs à prendre des décisions éclairées.
Qu'est-ce qu'un objectif de rendement dans un produit structuré ?
L'objectif de rendement d'un produit structuré est le taux de gain financier que l'émetteur vise à offrir à l'investisseur. Il représente la performance espérée du produit sur une période donnée, souvent exprimée en pourcentage annuel. Cet objectif est basé sur divers facteurs, comme les performances du sous-jacent du produit, les conditions du marché, et le niveau de risque associé. Il sert de guide pour aider les investisseurs à comprendre le potentiel de gain de leur investissement.
Qu'est-ce qu'un indice décrement ?
Un indice décrément est un indice synthétique ajusté pour refléter un niveau fixe et prédéfini de dividendes, contrairement aux dividendes variables des indices classiques. Cette approche permet une plus grande prévisibilité des rendements pour les produits structurés, notamment les autocalls, en facilitant la fixation de conditions attractives par les émetteurs. Toutefois, elle entraîne une différence de performance entre l'indice synthétique et son indice parent, impactant potentiellement la réalisation des gains. Les indices à décrément sont pertinents dans la structuration de produits offrant des rendements attractifs en échange d'une prévisibilité accrue, mais nécessitent une analyse approfondie de leur construction et de l'impact économique sur le rendement du produit structuré.








